A propos de Dits du gisant, Ils ont écrit, ils ont
dit
De fait, ce livre à l'écriture étincelante,
souvent poétique et cependant bien arrimée à l'anguleuse réalité, relève à
la fois d'une vaste remémoration, englobant la génération des fans de rock des années
70-80; du journal de bord d'un rescapé du grand saut, et d'une
chronique méditative largement ouverte à la vie qui continue, qu'on
pourrait dire de type phénoménologique. Il y a de l'esthète et de l'ascète chez
Jacques Perrin, sans que son récit ne s'égare dans la
pseudo-mystique. Parfaitement rythmée, la narration joue volontiers sur le
contrepoint et la fugue, avec quelque chose du parcours initiatique, le pied
léger. C'est, indéniablement, une des belles surprises de la rentrée romande.
Jean-Louis Kuffer, 24 Heures
De cette chute, vertigineuse, et de ce
fracas, Jacques Perrin fait le récit dans Dits du gisant, un livre
qui s'impose, dès les premières pages, par son souffle et sa force.
Jean-Michel Olivier, Les dix meilleurs livres de 2009
Un livre intense et fort dont on ne sort pas
indemne
Madeleine Caboche, Rien nest joué !
RSR 1
Jacques Perrin a beaucoup de choses
à nous confier. Et il les dit très bien (même si, parfois, il cède au démon de
la préciosité). Son livre dégage une grande force, à la fois par le style, tenu
et maîtrisé jusque dans les passages les plus oniriques, et les thèmes qu'il
évoque (la chute, la douleur, la connaissance de soi, les progrès terrifiants
de la médecine). Il parvient à cerner et à creuser une expérience singulière,
certes, mais universelle aussi : celle d'une renaissance au monde et à soi.
Voilà pourquoi les Dits du gisant est un livre qui fait du bien.
Jean-Michel Olivier, Scènes Magazine
Brillante autofiction qui convoque
sur la page musique pop, philosophie, nologie et accessoirement mécanique
quantique !
Jean-Marie Félix, Entre les lignes, RSR 2
Les mots de Jacques Perrin sont des incises sur incises gagnées, à
l'arraché, sur le noir sans lumière. Et c'est cela qui nous bouleverse tant, au
fond, dans Dits du gisant. Cette façon de raconter la volonté sans certitude,
sans la grandiloquence attendue, un peu comme l'aurait fait un Erri De Luca, à qui je n'ai pas cessé de penser
durant le livre de Jacques Perrin.
Thomas Bravo-Maza,
Au goût du monde
Sans une terrible secousse, sans le riche et
pathétique avatar tel que Jasper lexpérimente, peut-être est-il vain de
prétendre à un changement radical de notre rapport au monde et restons-nous
prisonniers de mille petites habitudes, de mille petits goûts convenus qui nous
enserrent. Prisonniers en surface, retenus, incapables de nous enfoncer dans
létrange pays intérieur où veillent tant de choses
Reste le titre du livre, dont un mot
provient de lexclamation dédicatoire dune amie offrant des roses :
« A mon gisant préféré ! », et qui fait réfléchir Jasper. Dits du gisant.
Il fallait dire tout cela, on la poussé
(Elias, le Dr. Boher). On sait que le dit est un genre littéraire du Moyen Age,
vers ou chanson, traitant un sujet familier. Cette définition ne nous avance
guère pour comprendre ce choix précieux. A lorigine, le mot renvoie simplement
à la parole. Peut-être est-il préférable alors de se souvenir de la remarque si
éclairante de Paul Valéry, qui affirme quon ne pense jamais que ce quon est
capable de se dire à soi-même. Pascal lui aussi parle, dans une de ses pensées,
de lentretien intérieur que chacun nourrit en soi (et quil importe,
selon lui, de « bien régler »). Cest le cas de Jasper dans ce texte
polyphonique orchestré à plusieurs voix, celles des sentiments, des sens, de
lesprit, de la culture. En son for intérieur inquiet tour à tour médisant,
maudissant, prédisant, trouvant à redire, redisant de mille manières sa
douleur, ses élans, ses tragiques prises de conscience de « pantin
cassé », et partant les objectivant, stockant autant de matière pensée
propre à être exploitée, consciemment ou non, par lécriture à venir, et utile
à ses montages.
Etienne Joyeux, Mondes francophones
Ce récit abouti, porté en outre par
un style dénué de temps morts, sans mots creux ni mélo, ne laissera aucun
lecteur indifférent !
M.O. Parlatano, Le Courrier
Une lecture fort belle, élégante et raffinée. Le livre
fait linventaire de tout ce qui donne sens à la vie. Lorsquon referme le
livre , on se dit que la longue traversée de la douleur et la renaissance est
une démarche autant mentale que physique. Cest un livre ambitieux, on y
découvre lérudition de lauteur mais ça vaut la peine.
Ushanga Elebe,
Tard pour Bar
Le titre de louvrage de Jacques
Perrin nest pas sans évoquer celui dune chanson de geste ; son contenu ne le
dément pas et ne modifie pas vraiment cette impression. Si, il est vrai, il
nest pas écrit en vers, il sagit tout de même dune forme dépopée avec son
héros, Jasper, alpiniste brisé par une chute, gisant dans un lit dhôpital,
immobile, horizontal dans un milieu où toutes les personnes qui soccupent de
lui sont orientées différemment, verticalement, et le restent, ajoutant en
outre une distance à lorientation dans lespace.
Bernard Baertschi, Revue Médicale
Suisse
Poético, mystico,
religieux, philosophico
moi ça mest vraiment sorti des yeux, non mais
ça
mest vraiment pénible, je ne sais plus ce quil ma dit, ce gisant ! Moi, jaime bien soit un roman, soit un livre
de philosophie. En plus, avec au milieu, des petits bouts de poésie qui tombent
à plat
Bon, on admet quon mette de la philosophie dans un roman mais à ce
moment on a une leçon de vie, on en retire quelque chose
Sylvie Tannette, Zone
critique, RSR 2
Confronté
à la nécessité de nombreux soins à propos desquels l'auteur émet de
pertinentes remarques, notamment sur la façon dont le corps médical s'adresse
aux patients le protagoniste puise une énergie incommensurable dans les
préceptes enseignés par les stoïciens et l'évocation d'Arthur Rimbaud. Autant
que dans l'évocation de souvenirs entourant la dégustation de crus
exceptionnels. Et c'est bien là que réside tout l'intérêt des Dits du Gisant . Les forces de
l'esprit se mélangeant à la puissance charnelle des saveurs et senteurs
terrestres font de la lecture de ce texte un moment particulièrement
percutant et salutaire, magnifié par les qualités indéniables d'une très belle
écriture.
Brigitte Steudler, www.cultureactif.ch